Présentation
Hope Vogel vit à Paris ; son frère Arthur à New York. Arthur est un garçon un peu bizarre : il communique régulièrement avec les grandes figures de l'Amérique : George Washington, Sitting Bull, Mark Twain, Edith Wharton, Abraham Lincoln, et même Gene Kelly… Hope s'est habituée à la folie douce de son petit frère. D'ailleurs, est-ce qu'on peut dire d'un jeune homme un peu trop ardent qui cherche à comprendre le monde auquel il appartient qu'il est fou ; après tout, c'est peut-être ce que nous devrions tous faire. Tenter de comprendre le monde d'abord, et d'y croire ensuite. Hope, elle, semble tout à fait normale . Quoique… Ne vient-elle pas d'avaler un philtre d'amour acheté à un voyant parce qu'elle voulait le retour d'affection d'un amant ?! Résultat : elle devenue insomniaque ! Dans l'avion qui la conduit vers son frère, elle prend conscience des pouvoirs étonnants de son insomnie :
Elle n'éprouve plus le besoin de dormir, ni la moindre fatigue mais en échange elle sait entendre les voix intérieures les plus intimes de ses compagnons humains, à l'intérieur de son propre corps et à leur insu.
Hope n'est pas au bout de ses surprises : à Broadway, son frère la traîne voir le spectacle d'un transformiste/illusionniste, le fameux Zaboldo. Hope a l'impression de connaître le bonhomme… Quant au spectacle, il est époustouflant et indescriptible : transformations, dédoublements, métamorphoses, magie. Une impression étrange se dégage du show : le magicien semble capable de s'adresser à chacun des spectateurs en privé et à eux tous ensemble dans le même temps. De retour à Paris, Hope fera encore d'étranges rencontres, et assistera à d'autres performances troublantes… Comment démêler le vrai du faux, le rationnel de l'irrationnel ? L'insomnie serait-elle la cause de ses perceptions étranges ? Vit-elle un rêve éveillé ? A moins que la vie ne soit qu'un grand jeu de dupe et d'illusion… ou un immense conte de fées…
Dieu a égaré mon numéro de téléphone est un grand roman sensoriel . Ses personnages s'aventurent dans des régions fantastiques et oniriques que ne renierait pas Lewis Caroll. L'humour côtoie toujours la poésie. Ce roman évoque aussi une forme de communication différente entre les êtres. Réincarnation ? Mysticisme ? Les mots ne sont jamais dits. A chacun de choisir. Peut-être enfin la somme des mémoires individuelles forme-t-elle une immense mémoire collective, celle de l'Humanité…